Les inconvénients à connaître avant de se lancer
Dépendance aux arbres
Pas d'arbres, pas de hamac. En terrain dégagé, en altitude au-dessus de la limite forestière, ou dans certaines régions méditerranéennes, le hamac devient inutilisable. Cette contrainte impose de planifier ses étapes en fonction de la végétation, ce qui limite la spontanéité.
Isolation thermique par le dessous
C'est le point faible majeur du hamac. L'air circule sous vous, ce qui est agréable en été mais problématique dès que les températures baissent. Votre sac de couchage, comprimé par votre poids, perd son pouvoir isolant côté dos. En dessous de 15°C, un underquilt (couette sous hamac) ou un matelas isolant devient indispensable. Ce surcoût en poids et en budget est souvent sous-estimé par les débutants.
Courbe d'apprentissage
Bien dormir en hamac ne s'improvise pas. L'angle de suspension (environ 30 degrés), la tension des sangles, le positionnement en diagonale pour aplatir la surface de couchage : ces réglages demandent quelques nuits d'essai. Les premières expériences peuvent être inconfortables si vous n'avez pas les bons réflexes.
Protection météo limitée
Un hamac seul ne protège de rien. Il vous faut impérativement un tarp pour vous abriter de la pluie et du vent. La configuration du tarp demande également un apprentissage : trop haut, il ne protège pas du vent latéral ; trop bas, il crée une sensation d'enfermement. Retrouvez notre sélection de tarps adaptés au bivouac pour compléter votre installation.
Comment choisir son hamac bushcraft ?
Le tissu : nylon, polyester ou coton
Le nylon ripstop domine le marché des hamacs outdoor. Léger, résistant et compact, il sèche rapidement après une nuit humide. Le polyester offre une meilleure résistance aux UV pour les utilisations prolongées. Le coton, plus lourd et lent à sécher, reste cantonné aux hamacs de jardin et n'a pas sa place dans un sac de randonnée.
Les dimensions
Un hamac bushcraft doit mesurer au minimum 2,80 m de long pour permettre le couchage en diagonale. La largeur standard tourne autour de 1,40 m. Les modèles "double" (1,80 m de large) offrent plus d'espace pour bouger mais pèsent logiquement plus lourd. Pour une personne de taille moyenne, un hamac simple suffit largement.
La capacité de charge
Vérifiez toujours la charge maximale supportée. Un bon hamac bushcraft encaisse au minimum 150 kg, idéalement 200 kg pour avoir de la marge avec votre équipement. Les coutures et les points d'attache sont les zones critiques : privilégiez les modèles avec coutures renforcées et boucles en aluminium plutôt qu'en plastique.
La moustiquaire intégrée
En zone tempérée comme en milieu tropical, la moustiquaire intégrée fait la différence. Elle se ferme par une fermeture éclair au-dessus de vous et vous protège des insectes sans nécessiter de traitement chimique. Certains modèles proposent une moustiquaire amovible pour gagner du poids quand elle n'est pas nécessaire.
Le système de suspension
Évitez les cordes fines qui abîment l'écorce des arbres et glissent sous la charge. Les sangles larges (minimum 25 mm) répartissent la pression et offrent une meilleure adhérence. Les systèmes avec boucles type "whoopie slings" ou sangles à anneaux permettent un réglage fin de la hauteur et de la tension sans nœuds.